L’isolement cellulaire C’est un terme que la plupart d’entre nous connaissent bien. Pourtant, en raison de sa normalisation par la culture populaire, la nature brutale et inhumaine de cette pratique a été quelque peu émoussée. De peur d’oublier, l’isolement cellulaire (appelé ségrégation au Canada) est la punition la plus sévère qu’un détenu puisse recevoir, à l’exception de la peine de mort. Cela implique un isolement complet du monde pendant 23 heures par jour. En théorie, il devrait donc être un dernier recours. Mais en réalité, c’est une pratique courante.

Tel que rapporté par Vice :

«  Bien que les règles et la réglementation entourant la ségrégation puissent différer entre les services correctionnels fédéraux et provinciaux, certains experts affirment que la ségrégation administrative est délibérément surutilisée et est devenue un choix judicieux parce qu’il est plus facile de s’en sortir. .] Il est beaucoup plus facile de placer quelqu’un en isolement préventif que de passer par l’inculpation et le processus disciplinaire avec une ségrégation punitive. »

L’Organisation des Nations Unies considère les placements en isolement de plus de 15 jours comme des châtiments cruels et inhumains. Pourtant, dans un rapport par The Globe and Mail De tous les détenus libérés de l’isolement en 2015-2016, près de 250 ont vécu plus de 120 jours en isolement. C’est plus d’un tiers d’une année! Et ces chiffres ne concernent que les détenus purgeant une peine de prison fédérale. Les chiffres pour les prisons provinciales sont encore plus stupéfiants.

Tel que rapporté par le Commission ontarienne des droits de la personne :

«  L’utilisation intensive de l’isolement préventif suggère fortement que la ségrégation n’est pas utilisée en dernier recours, mais plutôt comme stratégie de gestion de routine dans les établissements correctionnels […] Il ne peut être acceptable que la forme d’incarcération la plus restrictive et la plus privative qui soit administrée au Canada – une peine imposée autrement comme punition – soit l’approche par défaut dans les situations où les prisonniers sont malades ou ont besoin de protection. » / blockquote>
Pour être juste, les chiens de garde correctionnels ont signalé de fortes baisses dans l’utilisation de l’isolement cellulaire dans son ensemble au Canada. Il a été noté que le nombre d’admissions en isolement a diminué l’année dernière et que la tendance s’est poursuivie en 2017. La durée moyenne du séjour en isolement est en baisse, passant de 44 jours en moyenne en 2007-2008 à 26 jours en 2015-2016. Baby steps, je suppose.

Vous pensez pouvoir gérer l’isolement cellulaire? Vous pensez pouvoir passer 23 heures par jour dans une cellule 6×9 pendant des jours, des semaines, voire des mois? Voir par vous-même. L’expérience de réalité virtuelle de The Guardian vous place à l’intérieur d’une cellule de détention à l’isolement des États-Unis:

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